Exposition

Collectif

01.08.1928.08.19

Pour ce mois d'Aout nous sommes fiers de présenter notre Collectif qui saura vous surprendre par leur travaux personnels avec l'invitation spéciale de l'artiste Anna Kache.

Daniele Duella

Par Guillaume Terrasson

Artisan de la photographie, l'esthétique sculpturale inspirée de la renaissance italienne et de la précision graphique de Daniele Duella a marqué de nombreux magazines tels que Vogue, Vanity Fair, W Magazine, Interview, V Magazine, Visionaire, Dazed & Confused… et un nombre record de couvertures de célébrités pour le légendaire magazine britannique iD.

Il a collaboré avec les marques les plus célèbres de l'industrie telles que Givenchy, Tom Ford, Versace, Cartier, John Frieda…
Daniele Duella est étonnamment moderne et provocant.

Sa précision l'a amené à expérimenter différents arts et industries. Il expose régulièrement dans des galeries parisiennes, au Festival international de la photographie "Les Rencontres d'Arles" et à Nyc. Son perfectionnisme et son souci du détail l'ont amené naturellement à faire l'expérience de ses talents de scénographe et de metteur en scène de lumière pour le théâtre.

Jair Lanes

Guillaume Apollinaire

Homme vous trouverez ici une nouvelle représentation de l'univers en ce qu'il a de plus poétique et de plus moderne.

Homme homme homme
Homme homme

Laissez-vous aller à cet art où le sublime n'exclut pas le charme et l'éclat ne brouille pas la nuance
C'est l'heure ou jamais d'être sensible à la poésie car elle domine

Tout terriblement

Han chiao

Sasha Cantrelle

Cette première exposition de céramiques de Han-chiao souligne l’importance de ce qu’elle baptise «le slash»: un phénomène profondément enraciné dans notre génération d’aujourd’hui, célébrant les multiples rôles d’un individu ou d’un objet.

Pour sa collection actuelle, l’artiste s’inspire d’un voyage dans les îles Canaries. Des souvenirs de roche volcanique et de plages au sable noir résonnent dans son utilisation d’argile poreuse qui sèche avec un extérieur évoquant celui d’une carapace. Lors de sa démarche créative, Han-Chiao a réfléchi sur son passé en espérant traduire une certaine soif de détachement sentimental.
Cela s'exprime dans son travail à travers les anneaux amovibles, suggérant une féminité romantique et un désir de liberté par leurs formes douces et leur souplesse; malgré un extérieur géométrique strict et très masculin.

Ainsi en jouant avec les oppositions et les contrastes, l’artiste rappelle à ses visiteurs la notion sous-jacente de «slash» qui sert de fil conducteur tout au long de sa collection. En effet, les oeuvres céramiques de Han Chiao sont d’autant multifacettes en identité qu’elles sont autonomes.

Thiemo Sander

Guillaume TERRASSON

Pour cette exposition, il sort du cadre et nous invite à réfléchir sur notre relation au corps dans un jeu de miroirs. Proposant des images en noir et blanc chargées de désir pour ensuite révéler une dureté couleur cyan pale, du bleu délavé et des cassures. La fissure du moi, finalement la  beauté fragile. Il nous renvoie enfin à la violence de nos désirs. Nos âmes deviennent du verre brisé, tout en retenu.

 

Louis Decamps

Pendant la belle saison, les sardines se déplacent par bancs, en surface; on les pêche alors pour les consommer fraiches ou conservées dans l'huile. Un banc est un groupement important d'individus de la même espèce qui se déplacent ensemble, sans hiérarchie. A la différence d'autres structures sociales, comme le harem, ou la société, il n'existe aucune hiérarchie dans un banc: le poisson qui mène le groupe dans sa nage est simplement celui qui se trouve le plus à l'avant. Lorsque le banc de poissons change de direction, chaque poisson se tourne et se met à suivre le poisson qui le précède immédiatement, et le poisson qui se trouve alors le plus en avant prend spontanément et provisoirement la tête du groupe. Cette particularité est en fait une adaptation et un mode de défense, puisqu'ainsi le banc ne risque pas d'être fragilisépar la disparition d'un individu prééminent à la tête du groupe.

Jean-Baptiste Courtier

Jean-Baptiste Courtier, vit et travaille actuellement entre Londres et Paris. Reconnu pour son projet ‘Natation Synchronisée’, il crée une image fantaisiste entre imaginaire et monde réel. S'inspirant du monde du film et de la musique, Jean-Baptiste intègre des éléments de chaque forme d'art dans sa série poétique et rythmique. Il remplit chaque image d'objets ou d'actes qui perturbent l'ordre normal, transformant ce que nous considérons d'abord comme un scénario quotidien en quelque chose de plus séduisant. Il a depuis exposé dans de nombreuses galeries à travers le monde.

Isabelle Bonjean

Isabelle Bonnet

Oscillation constante entre l'irréel et le tangible, l'impermanence et la pérennité, l'intelligible et l'incertain: tel pourrait se résumer l'univers photographique de l'artiste. Son cadrage resserré découpe une parcelle de réalité et la soustrait d'un espace continu et déterminé. Le détail ainsi isolé et transfiguré se charge d'une dimension poétique et fantasmagorique.

Anna Kache

Julie Estève & Agnès Vannouvong

Anna Kache invente un monde écarlate, éclaté par le désir et le désordre, un monde de fils dérangés dans lesquels se tissent des espoirs, des fiascos, des fantasmes. Elle tricote, attache, ligote, rapièce, raccommode, suture : des cris, des pleurs, des silences, des fièvres, des joies, des crève-cœurs. Au centre de son système, l’attente devient une fureur solitaire, et la couture un médium, une action, un message. Ses œuvres sont des paires de claques autant que des gestes de caresses où l’extrême féminin se joue de son genre. 

Il y a des phrases en laine, molles, pleines de nœuds, qui se répandent le long des murs. Ce sont des phrases qui brûlent : rouges. Ce sont des phrases d’amour, d’absence, d’espérance, jetées en l’air, et comme hurlées en douce, en cachette. Il y a des napperons de grand-mère brodés, qui dévoilent des sexes durs, debout, des corps mêlés, des bouches cousues. Il y a des culottes, vingt-huit, tricotées, qui s’affichent, fières et seules, en stand bye : impatientes. Il y a des photographies, marquées au fil, qui racontent cette fille dans sa baignoire, les pieds vernis, les jambes croisées, cette fille qui attend, aspire, pense, rêve, s’emmerde, cette fille au sein traversé par une aiguille, cette fille aux yeux de biais, aux lèvres déchirées, cette fille à la dérive, dans l’eau s’évanouissant. 

Toujours, chez Anna Kache, le fil agite les souvenirs, harcèle les blessures, ouvre les brèches, s’évanouit clandestinement sur une épaule, retient les perles dans une chevelure, s’inquiète du silence, provoque de larges sourires, fait déborder l’érotisme, exhibe les violences et confesse les secrets. Il est scandaleux, en colère, amoureux, sauvage, en extase, cruel, ironique, pénétrant. Il est tout cela à la fois. 

L’eau traverse, irrigue les fils, nourrit les messages d’amour, suspend le désespoir, tisse un dialogue où l’autre est toujours absent. Le destinataire est notre fantasme. L’eau est une obsession dormante qui invente un paysage insulaire. Sans cesse, Anna Kache reconfigure le discours amoureux. Dans son monde règnent les codes du féminin, talons aiguilles et ongles peints, rouges comme un danger ou un instant heureux. Erotica !

Chez Anna Kache, le regard s’invite jusqu’à l’effractionNichés dans les espaces publics, le privé devient l’affaire de tous, Waiting for you, Je t’aime, Look at me again,I am waiting for something but I don’t know what. Avertissement. Menace. Ultimatum. Tendresse. Anna Kache séduit par la force de l’interpellation. Miaou miaouet dessins à l’aquarelle : l’enfance n’est jamais loin et l’humour n’est pas en reste. Le rire défait une attente interminable où tout n’est que rêve, action et performance.

 

Expositions futuresExpositions passées